Illustration : Patrick Singh

Projections 2008


Différents moyens de transport mais un seul objectif, parcourir le monde. Des regards multiples, des récits passionnants, des voyages en dehors des sentiers battus…


Vendredi 14 novembre 2008

10h30 – 12h : « Papa a acheté un camping car », par François Althabégoïty

François Althabégoïty, sa femme Mylène et ses deux enfants sont partis huit mois autour du monde. Eux qui n’ont jamais mis le pied dans un camping-car et qui détestent camper ont tenté la grande aventure, de l’Alaska à la France en passant par le Mexique et l’Afrique. Cercle arctique, Vallée de la mort, Mexico, Dakar, Tanger ? Le paysage défile, mais le vrai voyage se déroule à l’intérieur du camping-car. Partir seul à vingt ans faire le tour du monde à pied, à cheval ou en voiture ? passe encore. Mais emmener toute sa famille à l’aventure, vivre ensemble non plus deux mais vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et ce dans 7 m², c’est un autre Everest. Qu’est-ce qui manque souvent aux récits et aux films de voyage ? L’humour. François Althabégoïty, en remédiant à cette carence, modernise le genre. « Nombre de divorces évités : 1 (raisonnable). Nombre de fois où les enfants ont été expulsés du camping-car parce qu’ils étaient trop insupportables : 4 (dont une fois pieds nus, sous la pluie, en Alaska). Nombre de fois où la mère a été traumatisée parce qu’on avait mis ses enfants dehors : 4 (100 %). Nombre de phrases par jour, prononcées dans le camping-car, qui commencent par : "Tu ne sais pas où est le ?" : 137. Pourcentage de nuits où Mylène a eu envie d’aller à l’hôtel : 99 % ».

14h – 15h30 : « L’exploration inversée », par Marc Dozier

Poursuivant un travail de fond sur la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Marc Dozier s’est lié d’amitié avec deux Papous des hautes terres, Polobi Palia et Mundeya Kepanga, qu’il a invités en France à deux reprises. Ce film relate le second voyage de ces deux voyageurs d’un nouveau type, qui ont parcouru l’Hexagone durant plus de quatre mois. Ils livrentun regard décapant, plein d’humour et de philosophie sur notre monde et ses contradictions.

Produit par la société Bonne Pioche et signé par Jean-Marie Barrère et Marc Dozier, le film a également donné lieu à un album, « Le long long voyage », disponible aux éditions Dakota.
L’auteur : Photojournaliste infatigable et exigeant, Marc Dozier prépare des sujets aux quatre coins du globe pour Grands Reportages dont il a intégré la rédaction depuis plus de dix ans. Après des études à Grenoble et d’Arts graphiques à l’université de Port Moresby en Papouasie-Nouvelle-Guinée, il devient réalisateur de films scientifiques puis photojournaliste avec une prédilection pour les sujets où l’être humain tient une place essentielle.


16h30 – 18h : « Abya Yala », par David Ducoin et Julie Baudin

En avril 2005, Julie Baudin et David Ducoin atterrissaient à Kotzebue, petite ville Inuit d’Alaska. Au-delà du cercle polaire, ils débutaient alors un périple de deux années qui les ont menés toujours plus au sud, jusqu’à la Terre de feu.
A pied, à cheval, en bus, en bateau ou en auto-stop, ils ont parcouru une Amérique riche en paysages, en populations et en cultures. Au fil du temps, au gré du vent, à l’écoute des signes, ils se sont joints aux indigènes de l’Amérique amérindienne, pour partager leur quotidien, écouter leur histoire et leurs mythes, enregistrer leurs revendications, être témoins de leur lutte, se nourrir de leurs rires et de leur générosité.

Pêche sous la glace avec les Inuit, levée de totems chez les Tlingit, hutte de sudation en terre Déné, powwow Navajo, course de balle dans la Sierra Tarahumara, nouvel an Maya, chasse à la sarbacane aux côtés des Shuars, tonte des lamas dans les hautes terres péruvienne, récolte de la feuille de coca en Bolivie, ramassage des pignons dans la Cordillère Mapuche sont autant de tâches quotidiennes et d’évènements auxquels ils ont pris part.
Les auteurs :Respectivement écrivain et photographe, Julie et David rendent compte d’une Amérique indigène en devenir, où culture, tradition et spiritualité tentent de survivre dans un monde avide d’uniformité.


Samedi 15 novembre 2008

11h – 13h30 : « Abya Yala », par David Ducoin et Julie Baudin

13h30 – 15h30 : « Un tour du monde d’alpiniste en passant par les Pôles », par Antoine Cayrol

Vingt ans de vie de grimpeur-voyageur sur tous les continents avec comme points forts les Pôles nord et sud en autonomie, des grandes voies en Himalaya, le sommet de l’Everest, des ouvertures de voies et des voyages plus insolites en bateau avec Hélen Mac Arthur dans le grand sud, et des grandes méharées sahariennes.
L’auteur :Moniteur de ski au Lioran et guide de haute montagne en Haute–Savoie en été, Antoine Cayrol est passionné de voyage et d’alpinisme. Attaché à l’Auvergne où il réside, il éprouve autant de plaisir à grimper dans le Cantal qu’à l’autre bout du monde.

15h30 – 17h30 : « L’exploration inversée », par Marc Dozier

17h30 – 19h : « L’Ile Rouge, pas à pas », par Lydie Bertrand et Cécile Clocheret

C’est au cours de l’hiver 2005-2006 que Lydie Bertrand et Cécile Clocheret ont arpenté les terres malgaches à pied. Quatre mois et 1500km de marche audacieuse, d’aventures surprenantes et de rencontres inédites.

Une expédition de Fort-Dauphin à Fénérive-est en passant par les hautes terres, une palette étonnante de couleurs et de contrastes, qui les ont menées à la rencontre de personnes qui travaillent localement pour un développement responsable et respectueux de l’homme et de la nature. Le périple de deux amies de longue date qui associent le rêve et le solidaire, un chemin balisé de témoignages et d’initiatives qui font de Madagascar un puzzle émouvant et plein d’espoir.
Les auteurs :Lydie est chargée de communication chez Envie, un réseau d’entreprises d’insertion qui requalifie des personnes en situation d’exclusion par une activité de collecte et de recyclage d’appareils électroménagers. De son côté, Cécile partage son temps entre la production et la réalisation de reportages. Elle travaille au sein de BFM TV, chaîne d’information continue. « L’Ile Rouge, pas à pas » constitue son premier « 52 minutes » professionnel.

Dimanche 16 novembre 2008

11h – 13h30 : « L’Ile Rouge, pas à pas », par Lydie Bertrand et Cécile Clocheret

13h30 – 15h30 : « Sahara sur la route des caravanes : itinérances nigériennes », par Jean-Pierre Valentin

Depuis la nuit des temps, des files de chameaux sillonnent le Sahara. Les Toubous du massif du Djado, aux confins du désert nigérien, pratiquent l’échange caravanier au long cours. A certaines saisons, ce sont même les femmes, fines, nerveuses, poignard de bras bien visible, qui fréquentent crânement l’âpreté des sables, l’erg de Bilma. Dans ce chaos dunaire, il faut éviter la bascule des charges au fond des ravins de sable, redoubler de vigilance quand souffle le vent qui masque les reliefs… Ces équipées, bien souvent familiales, atteignent les marchés de Ngourti ou de Tasker et les rives du lac Tchad.

Aux limites sud du désert, cernés par une steppe rabougrie, les nomades Wodaabe marchent devant leurs zébus et, dès la fin de l’hivernage, ils célèbrent la beauté lors de rassemblements festifs imposants. Imperturbables à la marche du temps, ils guident inlassablement leurs majestueux troupeaux aux limites des terres agricoles. Ce peuple est tout simplement fascinant !
L’auteur : Parcourant l’Afrique et le Sahara depuis vingt-cinq ans, Jean-Pierre Valentin a tissé des liens indéfectibles avec de nombreuses familles nomades et caravanières, qu’il accompagne régulièrement.

15h30 – 17h30 : "La chasse au lion à l’arc", par Jean Rouch

La caste héréditaire des chasseurs Songhaï de la région de Yacatala (à la frontière du Niger, du Mali et de la Haute-Volta), sont seuls à pouvoir tuer le lion au cours d’une chasse traditionnelle. Jean Rouch va, entre 1957 et 1964, suivre et filmer cette chasse, de sa préparation à son déroulement. Magnifique leçon de courage ! Ce film recevra le Lion d’or de la 26ème Mostra internationale d’art cinématographique de Venise en 1965 (80 minutes, couleur, 16 mm).

17h30 – 19h : « My trainbodyroom », par Jérémie Bouillon

En février 2002, Jérémie Bouillon s’envole en Inde pour deux mois. Muni de son appareil photo, d’un carnet et d’un enregistreur, il atterrit à Dehli et prend le train en direction de Bénarès, Calcutta, Omkareshwar, puis Bombay. Le fil conducteur reste accroché aux rails qui traversent ce pays. Un témoignage où l’auteur solitaire, face à l’inconnu, offre des images sincères sur le quotidien en mouvement d’une civilisation qui vit et évolue.
L’auteur : Né en 1980, Jérémie Bouillon se lance dans la photographie dès 1999. De ses voyages en Afrique, en Inde, au Yémen et au Brésil, il restitue son travail noir et blanc et ses carnets graphiques dans de nombreuses expositions en France et à l’étranger. Parallèlement à son travail artistique, il effectue des reportages pour les éditions de La Martinière et collabore aux travers de portraits et de rubriques culturelles au magazine Paris Match.


Le programme de la Biennale n’étant pas contractuel celui-ci peut subir des changements ou modifications qui ne peuvent en incomber aux organisateurs.


Mercredi 12 novembre 2008 à 20h au cinéma Les Ambiances
en avant-première

Johnny Mad Dog


De Jean Stéphane Sauvaire

Synopsis
Afrique, aujourd’hui. Johnny, 15 ans, enfant-soldat aux allures de rappeur, armé jusqu’aux dents, est habité par le chien méchant qu’il veut devenir. Avec son petit commando, No Good Advice, Small Devil et Young Major, il vole, pille et abat tout ce qui croise sa route. Des adolescents abreuvés d’imageries hollywoodiennes et d’informations travesties qui jouent à la guerre… Laokolé, seize ans, poussant son père infirme dans une brouette branlante, tâchant de s’inventer l’avenir radieux que sa scolarité brillante lui promettait, s’efforce de fuir sa ville livrée aux milices d’enfants soldats, avec son petit frère Fofo, 8 ans. Tandis que Johnny avance, Laokolé fuit… Des enfances abrégées, une Afrique ravagée par des guerres absurdes, un peuple qui tente malgré tout de survivre et de sauvegarder sa part d’humanité.

plus d’infos sur le site du film

et sur www.cinema-lesambiances.fr


SOIREE JEAN ROUCH

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Samedi 15 novembre 2008 à 20h00 au Cinéma le Rio
Projection de deux films de Jean Rouch en présence de Jocelyne Rouch, Marie Isabelle Merle Des Isles.

"Les maîtres fous" Documentaire - 1955 – couleurs – 30mn
Tourné en un seul jour, le film montre les pratiques rituelles d’une secte religieuse. Les pratiquants du culte Hauka, des travailleurs des régions du Niger venus à Accra, se réunissent à l’occasion de leur grande cérémonie annuelle. Dans la « concession » du grand prêtre Mountbyéba, après une confession publique, commence le rite de la possession. Bave, tremblements, respiration haletante… sont les signes de l’arrivée des « génies de la force », personnification emblématique de la domination coloniale : le caporal de garde, le gouverneur, le docteur, la femme du capitaine, le général, le conducteur de locomotive etc… La cérémonie atteint son paroxysme avec le sacrifice d’un chien qui sera mangé par les possédés. Le lendemain les initiés retournent à leurs occupations quotidiennes.

"Cocorico Monsieur Poulet" Documentaire - 1974 - France/Niger - durée : 1h33
Avec : Damouré Zika, Lam Ibrahima Dia, Tallou Mouzourane Dans une 2 CV bringuebalante, Lam, surnommé M. Poulet, s’en va en brousse chercher les poulets qu’il vendra à Niamey. Assisté de Tallou et Damouré, il espère faire des affaires juteuses. Mais les imprévus s’accumulent, les poulets sont introuvables, le fleuve Niger difficile à traverser. Et une diablesse ne cesse de jeter des sorts.

Tarifs de la soirée

Plein tarif 6,50€

Tarif réduit 5€ (étudiants, chômeurs, carte cité jeune)

Cinéma Le Rio

178 rue sous les vignes

63100 Clermont-Ferrand

Tél 04 73 24 22 62

Site : Cinéma le Rio
Courriel :cinemario@wanadoo.fr

Accès tramway arrêt les vignes

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