 Un art de vivre
Partir, « aller voir », mais que deviendrait le voyage sans le livre, l’image et, bien sûr, le carnet de voyage, savant mais fragile équilibre entre récits et illustrations ? Pour beaucoup, il devient un cahier de brouillon du monde, indispensable pour mieux le comprendre. Un exercice exigeant comme peut l’être le carnet intime. Les deux d’ailleurs se complètent. Le carnet de voyage permet de partager l’intimité du monde mais il participe aussi à l’histoire personnelle de chaque auteur. A travers différentes techniques, il entretient la richesse du regard, nourrit la réflexion. C’est à l’évidence l’outil pour appareiller. |

Un art de vivre
Partir, « aller voir », mais que deviendrait le voyage sans le livre, l’image et, bien sûr, le carnet de voyage, savant mais fragile équilibre entre récits et illustrations ? Pour beaucoup, il devient un cahier de brouillon du monde, indispensable pour mieux le comprendre. Un exercice exigeant comme peut l’être le carnet intime. Les deux d’ailleurs se complètent. Le carnet de voyage permet de partager l’intimité du monde mais il participe aussi à l’histoire personnelle de chaque auteur. A travers différentes techniques, il entretient la richesse du regard, nourrit la réflexion. C’est à l’évidence l’outil pour appareiller.
Fragment d’autobiographie ou mémoire du voyage, le carnet porte un regard particulier sur le monde à un instant donné. « Chaque dessin est une rencontre, chaque portrait ressemble à un tête-à-tête » : il modifie forcément notre approche du voyage. Car l’intérêt du carnet de voyage réside bel et bien dans la manière dont le voyageur va, tout en le respectant, s’immiscer et s’immerger pour le mieux le comprendre, dans un univers autre que le sien.
Bel exercice de tolérance et d’ouverture, le carnet de voyage implique une autre relation au temps et à l’autre. Il exige de se poser, il demande l’écoute autant que le regard, il force le contact sans l’agresser. La Biennale du Carnet de voyage souhaite éclairer toutes ces questions, tout en donnant à admirer et à goûter ces pages où illustrations et textes offrent, en un jeu de miroir, le monde tel qu’il est, loin des razzias de souvenirs organisés.
Michel Renaud
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